Quand l’épargne se digitalise pour offrir plus

Bakayoko, originaire du Nord de la Côte d’Ivoire, est venu s’installer à Abidjan il y a une dizaine d’années pour chercher du travail. Il a passé plusieurs tests pour être chauffeur et a aujourd’hui une place stable au sein d’une entreprise de taxis privés. Il aspire à acheter son propre véhicule afin de ne pas dépendre d’un patron qui lui reverse une petite partie des revenus liées à son activité de chauffeur. Pour réaliser son ambition, il doit réunir entre 2,5 et 3 millions de FCFA. Bakayoko a une forte discipline d’épargne, il se donne pour objectif de mettre au minimum 10 000 FCFA de côté par mois. Il considère que l’épargne est le meilleur outil pour maîtriser son avenir et atteindre ses objectifs. L’épargne en Côte d’Ivoire est perçue comme une pratique socialement valorisée et un vecteur d’autonomisation qui est influencé par le réseau social (famille et amis).