Comment améliorer les solutions numériques pour les agents bancaires en RDC ?

Durant la dernière décennie, les régulateurs de beaucoup de pays africains ont mis en place des mesures pour encadrer les activités liées aux réseaux d’agents, les canaux alternatifs ou la distribution des services financiers. Parmi ces mesures: la non exclusivité des agents. En République Démocratique du Congo (RDC), de plus en plus de réseaux d’agents se développent. Par exemple pour les banques (Cash Express, FBN Monie, Ecobank Xpress et Pepele Mobile), pour les IMFs (FINCA eXpress, Cahi Digital, SMICO Digital  et Guilgal Cash), ou encore pour les OTM (M-Pesa, AirtelMoney, Orange Money et Afrimobile Money). Comme dans plusieurs pays, en RDC les fournisseurs de services financiers (FSF) digitaux tels que les opérateurs de téléphonie mobile, les institutions financières, les Fintechs ou autres fournisseurs de services financiers, ne sont plus autorisés à avoir des agents dédiés. Par conséquent, les agents offrent une très large gamme de services des OTM et des institutions financières mais en utilisant à chaque fois un support propre à chaque fournisseur (terminal de paiement ou téléphone).

Cinq astuces pour améliorer l’adoption des paiements marchands en Afrique Francophone

Les paiements électroniques ne représentent que 5% des transactions dans l’UEMOA. Le cash reste donc de loin roi malgré une politique de plus en plus orientée vers la digitalisation des paiements aussi bien dans les administrations, que dans les commerces, démontrée par la progression de l’adoption de ces canaux numériques. En ce sens, si aujourd’hui plus de 80% des paiements se font en espèces, on voit arriver sur le marché une diversité de structures de paiement offrant des solutions de paiements digitaux dans le but de simplifier les transactions. Malgré cela, l’enthousiasme est très timide et l’adoption faible auprès des commerçants. Pourquoi ? 

Les jeunes entrepreneurs ont-ils besoin de nouvelles compétences dans un monde numérique qui évolue rapidement?

D’ici 2030, des compétences numériques seront essentielles pour 50 à 55 % des emplois au Kenya, 35 à 45 % en Côte d’Ivoire, au Nigeria et au Rwanda, et 20 à 25 % au Mozambique et les compétences numériques de base représenteront environ 70 % de la demande, tandis que les compétences numériques non liées aux TIC et de niveau intermédiaire ne représenteront que 23 % de la demande.

Les défis d’un agent bancaire dans une zone d’insécurité en RDC, rencontre avec Aline

Peu sont ceux qui se trouvent en face d’une femme pour effectuer les transactions sur un terminal de paiement. Madame Aline Mutabesha (AM), est agent bancaire de plusieurs fournisseurs de services financiers (OTM et Institutions financières). Aline a 26 ans et est détentrice d’un bac en techniques sociales. Après des recherches de travail infructueuses, elle s’est lancée dans l’activité d’agent bancaire.

La guerre des prix et la motivation des agents en zones rurales

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur et exportateur de noix de cajou. Un succès qui ne pourrait avoir lieu sans les femmes des zones rurales. En effet, de la semence à la production, en passant par le ramassage et la transformation, les femmes jouent un rôle essentiel dans la chaîne de valeur des noix de cajou.
Même si le gouvernement ivoirien a donné la priorité à la production et à la transformation locale de cajou, la productivité et les revenus de ces femmes restent limités par un accès insuffisant au financement et aux marchés.

L’agritech pour renforcer l’inclusion des femmes dans la filière de la noix de cajou

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur et exportateur de noix de cajou. Un succès qui ne pourrait avoir lieu sans les femmes des zones rurales. En effet, de la semence à la production, en passant par le ramassage et la transformation, les femmes jouent un rôle essentiel dans la chaîne de valeur des noix de cajou.
Même si le gouvernement ivoirien a donné la priorité à la production et à la transformation locale de cajou, la productivité et les revenus de ces femmes restent limités par un accès insuffisant au financement et aux marchés.

Quand l’expérience client s’impose aux institutions financières

« Cette application est un vrai casse-tête. Un service après-vente médiocre avec un chat bot qui ne fonctionne pas, une application qui bugge tout le temps ». C’est en ces termes que Alioune interpelle une  institution financière dont il est client, sur les dysfonctionnements continus de l’application mobile pourtant lancée sur le marché afin de garantir la satisfaction des clients. N’ayant pas obtenu de réponse satisfaisante, il a fini par rendre son mécontentement public sur les réseaux sociaux. Son expérience n’est pas isolée, il s’en est bien rendu compte au regard des centaines de commentaires qu’a généré son post.

Les aléas de la stratégie du « client-centrisme » dans le domaine de l’inclusion financière– 1ère partie : pourquoi la focalisation sur le client est-elle une stratégie axée sur l’offre?

Ces dernières années, la conception centrée sur l’être humain est devenue une nouvelle priorité dans le monde de l’inclusion financière. Elle pousse les prestataires de services financiers à se focaliser sur la conception de produits et de services basée sur la connaissance du client. Les entreprises de design sont devenues une partie intégrante du corps des prestataires techniques qui sont au service des prestataires de services financiers dans le but d’améliorer l’inclusion. Dans le même temps, la définition du prestataire de services financiers s’est élargie pour inclure les opérateurs de réseaux mobiles et les chaînes de détaillants, ainsi que les institutions de microfinance (IMF), les banques, les coopératives et une multitude de fournisseurs de microfinance (MF). Avec les nouveaux venus émergent de nouvelles idées et la répétition des anciennes. Cependant une idée restée constante et pourtant sous-estimée est celle de la focalisation sur le client.

Femmes et FinTechs : Opportunités pour créer un écosystème entrepreneurial plus équitable en Afrique de l’Ouest

La numérisation n’est pas seulement une question de technologie, mais aussi une nouvelle façon de faire des affaires qui inclut le développement de modèles commerciaux agiles s’adaptant à un environnement changeant.  Les MPME sont l’épine dorsale de l’économie africaine et représentent 90 % de l’ensemble des entreprises.  Rappelons que 60 % des emplois se trouvent dans l’économie informelle, principalement dans les MPME.  Mais les MPME sont confrontées à de réelles contraintes dues à leurs compétences commerciales, à leurs budgets limités et à leur faible culture numérique.  Des recherches récentes ont montré que l’adoption de services financiers mobiles réduit la taille du secteur informel jusqu’à 4,3 points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB). Le parcours de transformation numérique des MPME indique que beaucoup d’entre elles en sont encore qu’à leur début, car elles n’ont pas connaissance des outils ou des services qui pourraient leur être utiles.  Dans notre récente étude sur les MPME au Sénégal, malgré le fait que de nombreuses entreprises disposent de comptes d’argent mobile, ces comptes sont principalement utilisés pour des transactions personnelles. Le passage de l’argent liquide au numérique favorise la productivité et la rentabilité en réduisant les coûts opérationnels et en rendant les transactions commerciales moins chères, plus fluides et plus sûres.  La sensibilisation ne suffit pas, car les prestataires de services financiers numériques (SFN) doivent également renforcer leurs capacités par des moyens accessibles et abordables, liés à un soutien financier. Si l’écosystème, les politiques et l’environnement réglementaire étaient appropriés, les microentreprises pourraient bénéficier des mêmes opportunités que les petites et moyennes entreprises pour les aider dans leur parcours de transformation.