Que nous apprennent les groupes informels quant aux services financiers souhaités par les pauvres ?

Selon une étude FinAccess réalisée en 2016, 41 % des adultes kenyans ont recours aux groupes financiers informels tels que les merry-go-rounds ou les chamas, alors que seulement 32 % de la population possède un compte bancaire ordinaire. Les analystes soulignent le caractère peu fiable de ces groupes et le risque de perte d’argent lorsque les membres sont en défaut de paiement . Pourquoi alors tant de gens continuent-ils à les utiliser ? Comment expliquer leur attrait persistant ?

Pourquoi s’intéresser davantage à la digitalisation des paiements et des mécanismes dans les chaînes de valeurs agricoles ?

Le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA), compte aujourd’hui 390 solutions agricoles digitales qui ont enregistré plus de 33 millions de petits exploitants agricoles et éleveurs à travers le continent africain. Malgré l’engouement et les déclarations, force est de constater qu’à l’exception des services de paiement mobile, la plupart des modèles déployés dans l’agriculture sont certes prometteurs, mais encore peu ou non-rentables et déployés à petite échelle.

Journée mondiale des Toilettes : quelles opportunités pour les Sanitech?

Cette année, le thème de la Journée Mondiale des Toilettes est  » Agir, sans oublier personne « .  Au cours des 200 dernières années, l’accès aux toilettes a permis d’augmenter l’espérance de vie de 20 ans. Mais ce sont encore 2,5 milliards de personnes dans le monde qui sont concernées par le manque d’accès aux toilettes. Les risques sanitaires et environnementaux ont un impact réel sur nous tous, car le manque d’assainissement coûte à un pays, en moyenne 1,5 % de son PIB. Environ 88 % des cas mondiaux de maladies diarrhéiques, sont attribués à l’eau potable insalubre, à un assainissement inadéquat ou à une mauvaise hygiène, les enfants de moins de 5 ans constituant environ 90 % du total des décès dûs à ce type de maladies.

Quand l’épargne se digitalise pour offrir plus

Bakayoko, originaire du Nord de la Côte d’Ivoire, est venu s’installer à Abidjan il y a une dizaine d’années pour chercher du travail. Il a passé plusieurs tests pour être chauffeur et a aujourd’hui une place stable au sein d’une entreprise de taxis privés. Il aspire à acheter son propre véhicule afin de ne pas dépendre d’un patron qui lui reverse une petite partie des revenus liées à son activité de chauffeur. Pour réaliser son ambition, il doit réunir entre 2,5 et 3 millions de FCFA. Bakayoko a une forte discipline d’épargne, il se donne pour objectif de mettre au minimum 10 000 FCFA de côté par mois. Il considère que l’épargne est le meilleur outil pour maîtriser son avenir et atteindre ses objectifs. L’épargne en Côte d’Ivoire est perçue comme une pratique socialement valorisée et un vecteur d’autonomisation qui est influencé par le réseau social (famille et amis).