Le paysage FinTech Malien

Le paysage FinTech Malien

 

Le Mali est un marché frontière pour les FinTechs. Le gouvernement malien est en train de mettre en place des politiques visant à tirer parti des solutions digitales et comprend la nécessité de renforcer l’écosystème de l’entrepreneuriat. Cela nécessitera des investissements dans les compétences, l’éducation et le soutien du secteur des start-ups, avec l’appui de solides mentors.

Facteurs clés pour que les FinTechs au Mali réussissent à stimuler l’inclusion financière : développer les compétences des entrepreneurs et renforcer les services de développement d’entreprise destinés aux FinTechs.

Les FinTechs peuvent améliorer l’inclusion financière, à condition d’établir des partenariats avec des universités, de renforcer les capacités des incubateurs et d’adopter une réglementation efficace.

Écosystème : 18 FinTechs, 11 facilitateurs et partenaires de financement,* les API sont la principale technologie.

Tendances : évolution de l’approche du gouvernement pour améliorer le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation, reconnaissance de la nécessité de soutenir les jeunes, le Mali est considéré comme un marché frontière.

Le paysage FinTech de la RDC

Le paysage FinTech de la RDC

 

La RDC offre un potentiel de marché majeur pour les start-ups technologiques naissantes. L’environnement politique est actuellement favorable à l’innovation, à l’esprit d’entreprise et aux services digitaux. Le Plan national du numérique visant à stimuler le marché et à améliorer les infrastructures permettra d’accélérer les opportunités de promotion de l’inclusion financière. Le pays est très dépendant de l’argent liquide, ce qui oblige les institutions financières à détenir des liquidités en grande quantité afin de faciliter les transactions, une contrainte qui augmente les coûts et ralentit l’activité économique.

Facteurs clés pour que les FinTechs parviennent à stimuler l’inclusion financière : efforts du gouvernement pour stimuler l’esprit d’entreprise et l’éducation financière, intérêt du gouvernement à résoudre les contraintes des start-ups, investissements et efforts ciblés pour fournir des solutions en faveur de l’inclusion financière, encourager l’innovation et attirer plus d’investissements et mettre en valeur les réussites des entrepreneurs locaux.

L’inclusion financière peut être améliorée grâce aux FinTechs si elles offrent, au-delà des simples services de paiement, des services de deuxième génération proposant une combinaison créative de différents produits.

Écosystème : 12 FinTechs, >22 facilitateurs et partenaires de financement. Les solutions basées sur des applications constituent la principale technologie.

Tendances : changement de mentalité des entreprises en faveur du modèle de start-up, mise en place d’un bac à sable réglementaire en 2020.

Défis : coût élevé de l’accès à Internet, manque de compétences entrepreneuriales, image publique globale de la RDC, capacité limitée des start-ups à payer les services d’appui, manque de structures d’appui locales, soutien limité des incubateurs, forte dépendance à l’égard de l’économie informelle (en moy. neuf personnes sur dix en dépendent).

Le paysage FinTech Sénégalais

Le paysage FinTech Sénégalais

Grâce à un écosystème dynamique de start-ups et à un accès croissant aux investisseurs, Dakar se classe au neuvième rang du classement des villes africaines du Global FinTech Index 2020. Le gouvernement du Sénégal soutient et souhaite accélérer le développement des industries digitales et de l’écosystème entrepreneurial, mais les FinTechs ont besoin d’accéder à des financements et à du personnel qualifié.

Le facteur clé de succès des FinTechs pour stimuler l’inclusion financière au Sénégal est la vigueur du secteur des services financiers existant.

Les FinTechs peuvent améliorer l’inclusion financière au moyen de partenariats avec les opérateurs historiques, d’une simplification des processus bancaires pour réduire leurs coûts et de la fourniture d’API ouvertes, mais une réglementation efficace est nécessaire pour y parvenir. Les FinTechs ont besoin d’accroître leur visibilité afin que les décideurs clés comprennent le rôle qu’elles ont à jouer dans l’amélioration de l’inclusion financière.

L’écosystème se compose de 24 FinTechs et de 47 facilitateurs et partenaires de financement, tandis que les applications mobiles sont le principal circuit de distribution utilisé. Les incubateurs ont besoin de soutien pour apporter de la valeur au secteur.

Les tendances actuelles comprennent l’incubation par les banques de FinTechs relevant de la nouvelle loi sur les start-ups.

Les défis ont trait au besoin d’investissement dans des incubateurs locaux pour renforcer les capacités des FinTechs, à l’obtention de financements avant que les services ne soient prêts et au coût élevé des talents qualifiés.

Le paysage FinTech Togolais

Le paysage FinTech Togolais

 

Le Togo a des projets ambitieux pour faire de la numérisation un levier de modernisation de l’économie et de la société, et a créé des centres d’innovation pour soutenir le secteur des start-ups et mettre en place un environnement propice à l’innovation et à la R&D. Dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale, le Togo a été classé meilleur réformateur de l’Afrique en 2019.

Facteurs clés pour que les FinTechs parviennent à stimuler l’inclusion financière : les efforts du gouvernement pour améliorer la culture financière et intégrer les FinTechs à ses stratégies de développement du digital ; l’offre de services de deuxième génération.

L’inclusion financière peut augmenter grâce aux FinTechs dans le cadre de partenariats avec les opérateurs historiques, d’une rationalisation des processus bancaires pour réduire les coûts, de l’utilisation de données alternatives et de la mise en place d’une réglementation efficace.

L’écosystème : 17 FinTechs, 10 + facilitateurs et partenaires de financement. Les solutions basées sur des applications sont la technologie dominante.

Tendances : les réformes concernant les entreprises ont amélioré les systèmes fiscaux et simplifié de ce fait le fonctionnement des PME, la digitalisation a introduit la rapidité (il faut par exemple quatre heures pour créer une entreprise en ligne) et des coûts plus réduits pour mettre en place une entreprise.

Défis : faible niveau de culture financière et d’éducation, faiblesse des revenus de la population, propension des start-ups à fonctionner de manière informelle, capacité limitée des start-ups à s’offrir des services de support.

Le paysage FinTech Béninois

Le paysage FinTech Béninois

 

Bien qu’étant a leurs débuts, la stratégie nationale d’inclusion financière et le travail effectué autour de la loi sur les start-ups (Start-up Act) augmenteront les opportunités pour les FinTechs au Bénin si elles prennent le temps de travailler avec les opérateurs historiques pour comprendre le marché et ses opportunités. En tant qu’économie à croissance élevée, des efforts sont nécessaires pour assurer une croissance inclusive.

Facteurs clés pour que les FinTechs réussissent à stimuler l’inclusion financière au Bénin : innovations de produits pour accroître l’efficacité, amélioration de l’expérience client et amélioration de la portée des institutions financières auprès des clients. Le gouvernement étend l’accès à Internet qui peut créer de nouvelles opportunités s’il est abordable pour les clients.

Les FinTechs peuvent accroître l’inclusion financière grâce à des partenariats avec les opérateurs historiques, à la conception de solutions simples et à la mobilisation en faveur d’une réglementation plus efficace.

L’écosystème comprend 11 FinTechs et 5 facilitateurs et partenaires de financement* ; les API sont la technologie principale.

Tendances : le gouvernement est fermement résolu à tirer parti des technologies numériques et de la finance digitale pour stimuler la croissance rapide de l’économie. Selon la BCEAO, le taux d’inclusion financière digitale a augmenté de 31% entre 2015 et 2017 ; cependant, une attention plus ciblée et des efforts plus importants sont nécessaires pour atteindre les femmes et le segment des revenus faibles et moyens.

Pour résoudre les problèmes liés à l’irrégularité des revenus et à la faible utilisation du mobile money, les FinTechs doivent mettre l’accent sur les partenariats avec les banques pour améliorer l’accès financier. Elles doivent développer des solutions telles que PAYG qui prennent en compte la capacité de paiement de leurs clients.